A venir Le cimetierre de Prague

Publié dans : Non classé | le 6 avril, 2012 |Pas de Commentaires »

La princesse des glaces

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Titre                    : La Princesse des glaces

Titre original   : Isprinsessan

Auteur               : Camilla Läckbeg

Traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain

Éditions        : Actes Sud               Collection : actes noirs

Année            : 2008

Couverture   : cartonnée

ISBN              : 978-2-7427-7547-7

Dimensions  : 14,6 cm X 24,05 cm

Longueur      : 384 pages               Épaisseur : 2,7 cm

Prix                : 21 €

Couverture cartonnée souple

Illustration 1ère de couverture : Antimony & Arsenic – Matthew Price

Deux fillettes en médaillon, l’une brune vêtue de noir l’autre blonde vêtue de blanc rayé rouge. Symétrie des vêtements et des coiffures, leurs mines sont tristes, leur teint est pâle, la blonde est passive alors que la brune ceint sa voisine par l’épaule à l’aide de son bras « gauche ». Après lecture, l’image est bien plus parlante qu’il n’y parait de prime abord. L’idée étant que le véritable personnage actif du roman est tout compte fait l’héroïne qui y perd la vie.

 

L’Avis d’Éric

Tout le jeu fut donc pour Camilla Läckberg de faire vivre son intrigue autour de la mort de Alexandra Wijkner qui survient d’emblée. Car ici et une fois de plus pour cette talentueuse romancière, outre l’enquête ce sont réellement les rebondissements déterminés par la psychologie humaine des personnages qui donnent le rythme et l’intérêt du roman. Ici la place n’est pas laissée au chevalier blanc ou au terrible coupable accablé par le poids de sa cruauté, non, ici le lecteur navigue en eaux troubles où chaque chapitre dévoile les masques et les personnalités.

Tout ça au cœur d’une petite ville provinciale de la côte suédoise dont le cadre nous embarque jusqu’à en sentir les embruns.

 

Quatrième de couverture

Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’œuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres -, l’inspecteur Patrick Hedström, amoureux transi, la rejoint.

A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer version Desperate Housewives, plonge dans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

Quelques lignes du récit (page 158)

Son doigt tremblait un peu quand il appuya sur la sonnette. Il avait failli faire demi-tour plusieurs fois et rappeler pour s’excuser, mais sa voiture prenait pratiquement toute seule le cap de Sälvik. Il se rappelait très bien où elle habitait et il négocia avec aisance le virage serré à droite dans la montée vers le camping avant sa maison. Il faisait nuit noire, mais les lampadaires éclairaient suffisamment pour qu’il puisse distinguer la vue sur la mer. Il comprit tout d’un coup ce qu’Erica devait ressentir pour sa maison natale et il comprit aussi la peine qu’elle devait éprouver à l’idée de la perdre. Subitement, il réalisa l’impossibilité de ses sentiments pour elle. Erica et Anna allaient vendre la maison et alors plus rien ne la retiendrait à Fjällbacka. Elle retournerait à Stokholm et un flic d’un trou comme Tanumshede n’avait pas grand-chose pour rivaliser avec les mecs branchés de Stureplan. Il monta vers la porte d’un pas abattu et sonna.

 

Publié dans : Non classé | le 6 avril, 2012 |Pas de Commentaires »

Le complot Romanov

 

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Titre            : Le complot Romanov

Auteur       : Steve Berry

Éditions        : Cherche midi                    Année : 2011

Couverture   : cartonnée

ISBN              : 978-2-7491-2125-3

Dimensions  : 14,15 cm X 22 cm

Longueur      : 512 pages                Épaisseur : 4,2 cm

Prix                : 22 €

Couverture cartonnée souple

Illustration 1ère de couverture :

Blason de la famille impériale de Russie,1880 – Marc Bruckert

 

L’Avis d’Éric

Un sujet original permettant une spéculation qui permettrait d’ouvrir sur une roman extraordinaire, une documentation très fouillée argumente éminemment le sujet.

Pourtant, les mises en scènes redondantes puisées dans les bas-fonds du pire du cinéma d’action américain et une très mauvaise utilisation des informations recueillies au travers d’authentiques documents font de ce livre un roman peu intéressant.

C’est sans parler de la mauvaise traduction de Gilles Morris-Dumoulin, qui en rend la lecture encore plus poussive. Peut-être que la version originale évite la lourdeur et les tournures trop souvent à contre-pied de l’action mais le scénario n’en reste pas moins handicapé par une sous-exploitation intellectuelle de l’intérêt que ce mystère devrait susciter. La conclusion à la « Star Wars » nous laisse sur une note de conte pour enfant.

En attendant mieux d’un autre auteur sur le même thème.

Attention la couverture aguichante est commercialement trompeuse en suscitant l’enthousiasme chez le lecteur qui pourrait s’imaginer une intrigue plus évoluée.

 

Quatrième de couverture

« Mars 1917. Nikolaï Aleksandrovitch Romanov, dit Nicolas II, tsar de toutes les Russies, abdique devant la pression révolutionnaire avant d’être arrêté par les bolcheviks, puis maintenu de longs mois en captivité. Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, il est conduit avec sa famille et ses proches dans les caves de la villa Ipatev à Ekaterinbourg, dans l’Oural. Un peloton armé les attend et les exécute. Les onze corps sont enterrés en toute hâte dans la forêt avoisinante.

Moscou, de nos jours. Alors que la Russie traverse un véritable bouleversement politique, Miles Lord, avocat originaire d’Atlanta et spécialiste de l’histoire russe, met la main sur des documents troublants : une étrange prophétie de Raspoutine, proche de la tsarine Alexandra, et un texte manuscrit attribué à Lénine dans lequel celui-ci se demande si tous les Romanov sont bien morts à Ekaterinbourg. Toutes les certitudes de Miles quant à l’histoire « officielle » de la famille impériale sont alors remises en cause. Lorsqu’il devient la cible d’une impitoyable chasse à l’homme, il n’aura d’autre choix que d’aller au bout de son enquête et d’élucider les nombreuses énigmes entourant la mort des Romanov. »

 

Quelques lignes du récit (page 23)

1 – MOSCOU – DE NOS JOURS MARDI 12 OCTOBRE 13H24

En l’espace de quinze secondes, la vie de Miles Lord changea radicalement.

Il remarqua d’abord la voiture, une semi-camionette Volvo d’un bleu si foncé qu’il paraissait noir, dans la lumière éclatante de ce début d’après-midi. Puis il la vit se frayer habilement un chemin à travers la circulation abondante de la perspective Nikolskaya. Enfin, quelqu’un baissa la glace arrière, substituant, au reflet déformé des immeubles environnants, un rectangle noir soudain traversé par le canon d’une arme à feu.

Plusieurs balles en jaillirent.

Lord se jeta à plat ventre. Des cris s’élevèrent autour de lui tandis qu’il s’aplatissait brutalement sur le trottoir gras. La rue était pleine de gens chargés de sacs à provisions, de touristes et de travailleurs qui plongeaient à couvert alors que les balles s’inscrivaient en courbe sur les façades patinées d’immeubles hérités de l’époque stalinienne. » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Non classé, Romans | le 6 avril, 2012 |Pas de Commentaires »

Voyage vers les étoiles

Voyage vers les étoiles dans Romans voyage-%C3%A9toiles-154x300     Titre : Voyage vers les étoiles

     précédé de : Un spécimen transparent

      Auteur : Akira YOSHIMURA

 

      Éditions : ACTES SUD

      Collection : Lettres japonaises

      traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle

     Titre original Hoshi e no tabi

      Tomei Hyochon

      ISBN : 2-7427-6296-5

Photographie de 1ère de couverture de Toyofumi Mori

Dimensions : 9,9 cm X 19,1 cm

Longueur :  Un spécimen transparent : 77 pages

                      Voyage vers les étoiles :60 pages

Épaisseur : 1,2 cm

Prix : 16 €

 

L’Avis d’Éric

Deux nouvelles d’un maître en la matière. Je vous invite à vous détendre au rythme de cette traduction d’une justesse poétique qui se classe tout droit dans la tradition japonaise de la perfection. Le rythme du récit, et la délicatesse des mots viennent entretenir une ambiance douçâtre d’évènements rugueux. Akira Yoshimura nous prouve encore une fois, en ambassadeur de la culture japonaise et après La jeune fille suppliciée sur une étagère, que malgré les turpitudes de la vie, l’herbe pousse paisiblement sur son rocher et contemple les bouillons du torrent voisin(cf : Première de couverture).

La plante ne serait pas sans le torrent, dont le rocher augmente la pression et les remous.

En quatrième de couverture

Dans les dédales d’un hôpital, un homme prélève des spécimens osseux sur les cadavres. Enfant, il observait déjà son beau-père qui, après les tremblements de terre, rôdait dans les décombres. La nuit, il sculptait en secret d’inquiétantes miniatures…

Un jeune homme en partance pour l’université s’assied sur un banc. Dès lors il ne vivra plus jamais ce à quoi il était destiné.

Un autre le rejoint bientôt et peu à peu l’entraîne vers l’univers du renoncement, celui de l’abandon. Ensemble, ils vont quitter Tokyo, suivre une route lointaine, atteindre la montagne et s’élancer enfin du haut de la falaise dans le grand bleu de la mer.
A travers ces récits, Akira Yoshimura nous entraîne aux confins du monde. Mais la poésie de son écriture est d’une telle beauté que seule s’impose dans nos mémoires l’envoûtante singularité de son imaginaire.

Un extrait du récit

§ Un Spécimen transparent (page 29)

Ce soir-là, Kenshiro, comme il le faisait régulièrement les jours de désarticulation, s’était faufilé discrètement à travers le dédale des rues secondaires, là où se pressaient les bars servant des grillades de têtes d’anguilles ou de tripes de bœuf et de porc. C’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour masquer l’odeur qui ne le quittait pas.

Bientôt quittant le quartier, il entreprit de parcourir à pied la distance qui séparait deux gares. Pas pour économiser le prix du billet de train, mais dans le but d’exposer son corps le plus possible à l’air extérieur avant d’arriver chez lui.

§ Voyage vers les étoiles (page 102)

Keichi avait fait la connaissance du groupe de Miyake environ trois mois plus tôt ; il se rappelait nettement les couleurs vives des massifs d’azalées le long de la voie ferrée.

A cette époque, même s’il partait de chez lui le matin pour aller à la gare, la vue des trains bondés lui enlevant tout désir d’y monter, il avait perdu l’habitude de présenter son école préparatoire. Sans but, il prenait le train ou l’autobus, errait dans des quartiers inconnus, se laissait aller au sommeil sur les bancs des jardins publics.

Publié dans : Romans | le 6 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

L’élégance du hérisson

 

 

L'élégance du hérisson dans Romans %C3%A9l%C3%A9gance-h%C3%A9risson-200x300     Titre : L’élégance du hérisson

     Auteur : Muriel BARBERY

 

     Éditions : Gallimard Année : 2006

     Série : nrf

     Couverture : tradition

     ISBN : 2-07-078093-7

     Dimensions : 14,1 cm X 20,6 cm

     Longueur : 355 pages Épaisseur : 2,4 cm

     Prix : 20 €    (existe en Poche à 7,80 €)

                                                                       Couverture cartonnée brute souple

 

L’Avis d’Éric

Fabuleux.

L’un des meilleurs livres qui ne m’a jamais été donné de lire. Une petite merveille. Ce récit d’une mort annoncée éblouit par sa justesse, séduit par son raffinement, étonne par son scénario, transporte par son style, émerveille par son érudition et émeut par ses personnages. Le quotidien des deux héroïnes que rien ne devait rapprocher fait naître, sous la plume de Muriel Barbery, des échanges, des finesses et des constructions inimaginables ailleurs qu’au 7 rue de Grenelle.

A lire absolument !

Sa fidèle adaptation à l’écran, si justement interprétée par Josiane Balasko, Garance Le Guillermic et Togo Igawa, ne justifie pourtant pas de s’exonérer de la lecture de ce chef d’œuvre.

 

Quatrième de couverture

« Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.  »

 

Quelques lignes du récit (page 183)

Clandestine

Je chausse donc mes lunettes et déchiffre le titre.

Léon Tolstoï, Anna Karénine.

Avec une carte :

Chère Madame,

En hommage à votre chat,

Bien cordialement,

Kakuro Ozu

Il est toujours réconfortant d’être détrompé sur sa propre paranoïa.

J’avais vu juste. Je suis démasquée.

La panique fond sur moi.

Je me lève mécaniquement, me rassieds. Je relis la carte.

Quelque chose déménage en moi – oui, je ne sais pas le dire autrement, j’ai la sensation saugrenue qu’un module interne s’en va prendre la place d’un autre. Cela ne vous arrive jamais ? Vous ressentez des réaménagements intérieurs dont vous seriez bien incapable de décrire la nature mais c’est à la fois mental et spacial, comme un déménagement.

Publié dans : Romans | le 6 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

FLIBUSTIERS & CHASSEURS DE TRESORS

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Titre           : FLIBUSTIERS & CHASSEURS DE TRESORS

Auteurs     : Olivier & Patrick POIVRE D’ARVOR

 

Éditions        : MENGES

Collection     : Coureurs des Mers

 

Illustration   : Mary Evans Picture Library

ISBN              : 978-2-8562-0476-4

Dimensions  : 21,1 cm X 15 cm

Longueur      : 280 pages

Prix                : 14,95 €

Couverture cartonnée souple

L’Avis d’Eric

280 pages de bonheur. Les frères Poivre d’Arvor nous embarquent à travers les océans à bord des vaisseaux parmi les moins recommandables que l’on n’ait jamais croisés. A la manière d’un récit de divertissement, ils mettent en scènes ce qui fit les figures de la flibuste. Au-delà de leurs méfaits, ils nous présentent les habitudes, les manies, les dérives et les repentis des terreurs des mers du sud.

Un livre à lire absolument pour qui se demanderait quel quotidien pouvait être celui des parias embarqués sous le sombre pavillon de la piraterie et sans doute apprendre qui était réellement Morgan.

 

En quatrième de couverture

Francis Drake, Monbars l’Exterminateur, Jean-François Nau, Henry Morgan, Barbe Noire, John Rackam le Rouge, Ann Bonny, Mary Read… Leurs noms font frémir et rêver.

Mandatés parfois officiellement mais surtout pirates dans l’âme, ils sont flibustiers, boucaniers, membres de cette communauté marginale et bigarrée des « frères de la côte », chasseurs de trésors avant tout.

Unis par le désir de supplanter les Espagnols et les Portugais qui se sont partagé les richesses du Nouveau Monde, ces hommes – Français, Anglais ou Hollandais – exaltés par les promesses de butins, épris d’aventure et de liberté, font régner la terreur sur les rivages lointains des Indes occidentales et orientales.

Cruels et souvent sans pitié, ils pillent, attaquent et massacrent pour assouvir leur cupidité. Les côtes et les îles sont le repère de ces brigands des mers. Des lieux emplis de secrets, de trésors cachés, de coffres lourds de bijoux, de pierres précieuses, de grottes regorgeant des cargaisons arrachées aux navires ennemis. Entre espoir et utopie, leur quête de l’or ne cesse jamais de nous fasciner.

Avec la verve romanesque qui les caractérise, les auteurs nous entraînent dans l’univers inquiétant de ces pirates de légende.

 

Quelques lignes du récit (page 141)

Chapitre XII – OEXMELIN, LE FLIBUSTIER QUI NE VEUT PAS ETRE CHIRURGIEN

Son père lui a dit : « Mon fils, tu seras chirurgien. Et tu seras le meilleur chirurgien de notre ville ! ». Et quand on a un père apothicaire, drôle comme une courge du marché de la semaine d’avant, raide et pieux comme un dossier de chaise d’église, bien connu à Honfleur pour avoir sauvé tant de gens honnêtes pendant la grande peste de 1626 et que l’on vous a envoyé faire vos études de médecine à Rouen, puis à Lisieux, quand on vous a placé comme apprenti à Paris auprès du docteur Gérinier, quatre longues années, que faire d’autre que d’exercer ce noble métier ? Roi de la pince, du cautère et du fer rouge ! Pour donner au nom de la dynastie des vendeurs de poudre, des arracheurs de dents et des découpeurs de bidoche, un prolongement digne du petit commerce de santé ! C’est toujours mieux que de faire celui des peaux, des cochenilles ou du chocolat ! Mieux que de s’engager dans l’armée et d’aller passer ses nuits à bivouaquer sous la neige ! Ou même que de se marier pour toujours avec la même femme que l’on a déjà connue à l’école et qui va vous faire une portée d’enfants affamés et nécessairement ingrats ! Exquemelin ? Esquemeling ? Exmelin ? Ça s’écrit comme on veut, mais de préférence Oexmelin. C’est comme cela qu’il veut qu’on écrive son nom, Alexandre-Olivier, depuis qu’il est né en 1646. Ecrire, voilà le maître mot ! Ecrire des histoires : voilà ce qui lui plairait bien. Ecrire en français, il va de soi. Vraiment rien de hollandais en lui, malgré ce que l’on raconte parfois !

Publié dans : Non classé, Thèmes | le 5 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

Le septième Templier

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Titre : LE SEPTIEME TEMPLIER

Auteurs : Eric GIACOMETTI & Jacques RAVENNE

 

Éditions : Fleuve noir

Catégorie : Thriller ésotérique

Année : 2011

ISBN : 978-2-265-08852-8

Couverture : Antiopa Photo : Max Dereta

Prix : 19,90 €

Dimensions : 22,4 cm X 14,1 cm

Longueur : 560 pages

Couverture : cartonnée souple

 

L’avis d’Éric

Une très belle aventure qui nous emmène des catacombes parisiennes jusque dans un manoir des Carpates via quelques palais de la ville éternelle. On se laisse transporter entre le XIVème siècle et le quotidien d’un commissaire franc-maçon, héros désormais bien connu. Les auteurs abordent ici une approche nouvelle du thème des templiers, en nous offrant notamment un court épisode de la destinée des trésors nazis.

Rédigé dans un style dynamique, les mots courent sur les lignes avec légèreté entre action et histoire sur fond de rites maçonniques. Cet opus de la saga Marcas devrait trouver matière à rebondissements dans cette vie trépidante de commissaire de police victime de sa curiosité et de son goût des situations critiques.

Une belle lecture qui nous transporte.

L’illustration en première de couverture fige la marche d’un chevalier du Temple, entre les colonnes, dont le drapé d’un manteau blanc croisé de rouge trahit son pas énergique vers les ténèbres du fond d’un cloître. Au-dessus de lui pourtant, une verrière laisse passer la lumière d’un ciel nuageux mais bleu. On aperçoit des immeubles modernes à travers une verrière comme le trait d’union entre les époques. Ici les ténèbres du passé n’ont plus leur place dans ce présent. Rien n’entrave non plus l’avancée du chevalier dans ce tunnel, quand bien même l’issue en reste inconnue.

Le titre est inscrit en lettres d’or surmontées d’un compas. Le mystère des templiers est associé à celui de la franc-maçonnerie. Enfin le symbolisme du chiffre sept n’est pas sans rappeler les 7 jours de la semaine, les 7 planètes, les 7 degrés de perfection, les sept pétales de rose ou les sept têtes du naja d’Angkor. Enfin le chiffre 7 était chez les égyptiens symbole de vie éternelle. En fait d’éternité, pour le coup, ici la vie, elle va elle vient.

 

En quatrième de couverture

1307. Le roi Philippe le Bel et le pape Clément V ordonnent l’anéantissement total de l’Ordre du Temple. Mais dans l’ombre des commanderies, sept templiers vont organiser sa survivance par-delà les siècles.

De nos jours, le commissaire franc- maçon Antoine Marcas reçoit l’appel désespéré d’un mystérieux frère, sur le point d’être assassiné, qui lui transmet la piste d’un secret fabuleux : le trésor des templiers.

Au même moment à Saint-Pierre de Rome, le pape s’apprête à bénir la foule quand il est abattu par un tireur d’élite…

 

Un extrait du récit (page 151)

 Enclos du Temple

Il y avait longtemps que Hughes de Payraud ne se prosternait plus devant Dieu. Il tenait son visage droit devant le crucifix. Une cicatrice sculptait sa pommette saillante et rehaussait son regard sombre. Des années de combat au nom du Christ, en Terre sainte, lui donnaient ce droit de fixer d’homme à homme ce Dieu pour lequel il versait le sang. A chaque fois, un vertige le prenait à contempler ce corps martyrisé dont la Passion avait conquis et embrasé le monde. Comment un simple fils de charpentier avait-il pu provoquer un tel miracle ? Fallait-il admettre qu’il était vraiment fils de Dieu et Dieu lui-même ? Ces questions, ils n’étaient qu’une poignée à se les poser dans l’Ordre. L’immense majorité des templiers avait une foie naïve absolue : ils combattaient pour le vrai Dieu et leur sacrifice leur donnerait le droit d’entrer au paradis. Seuls quelques frères, plus éclairés s’interrogeaient en conscience. Toutefois dans la religion catholique, ce n’étaient pas les questions qui posaient un problème, mais les réponses. Hughes se rassit. Depuis le début du printemps, il avait recueilli des rumeurs qui le troublaient. On murmurait à voix basse que le roi n’était plus favorable au Temple, que le pape songeait à rénover l’ordre… Des bruits qui pourtant ne troublaient pas le Grand Maître, assuré que l’Ordre était inébranlable. D’ailleurs, le Temple n’était-il pas le créancier de Philippe ? Comment le roi de France aurait-il pu se passer de son banquier ? Hughes détacha son regard du crucifix. De nouvelles informations lui donnaient à réfléchir. D’abord, dans toute le royaume, Nogaret, l’âme maudite de Philippe, avait ordonné un recensement de tous les bien du Temple. Officiellement pour lever un nouvel impôt. Sauf que chaque commanderie avait reçu la visite d’un missus dominicus qui avait parcouru les lieux en détail, dénombré tous les frères et inspecté chaque page des livres de comptes.

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Romans | le 5 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

Cyanure

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Titre               :           Cyanure               Auteur           :           Camilla LÄCKBERG

Éditions        :           ACTES SUD       Collection     :           actes noirs

Date               :           2011

traduit du suédois par Lena GRUMBACH

ISBN              :           978-2-330-00134-6

Illustration première de couverture de Nathalie SHAU

Prix                :           16,80€

Dimensions  :           19,6 cm X 10,5 cm    Longueur      :           150 pages

Couverture   :           Rigide cartonnée noir mat

L’Avis d’Éric

Camilla LÄCKBERG signe ici une nouvelle bien menée dans un style fluide, très agréable à lire et somptueusement traduit par Lena Grumbac qui choisit une prose qui colle à la circonstance.

De son titre original Snöstorm och mandeldoft « Tempête de neige et parfum d’amandes », l’auteur nous transporte quelques jours avant noël au cœur d’un huis clos formidable qu’elle rythme par une ambiance familiale explosive dont est témoin le personnage principal qu’elle a pris soin de choisir étranger au milieu afin de maintenir le suspense de son récit. Plus que pour l’originalité du scénario c’est surtout pour son style et ses personnage qu’on choisit de lire Cyanure.

Un excellent moment de lecture, qui donne envi de lire et relire du LÄCKBEG.

S’agissant de l’illustration. Un jeune renne blanc, les yeux rouges prisonnier d’une  bulle souvenir sous la neige avec en arrière plan un ferronnerie qui semble d’étain. Le visualisation du récit est juste, mais nous ne découvrirez qu’en le lisant ce qui se cache derrière ces yeux rouges.

Le Point de Vue des Éditeurs (4ème de couverture)

Quelques jours avant Noël, Matin Molin, le collègue de Patrick Hedström, accompagne sa petite amie Lisette à une réunion de famille sur une île au large de Fjällbacka. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un richissime magnat de l’industrie, leur annonce une terrible nouvelle avant de s’effondrer, terrassé. Dans son verre, Martin décèle une faible odeur mais distincte d’amande amère. Une odeur de meurtre. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et martin décide de mener l’enquête. Commence alors un patient interrogatoire que va soudain troubler un nouveau coup de théâtre…

Offrant une pause à son héroïne Erica Falck, Camilla Läckberg nous livre un polar familial délicieusement empoisonné.

Un extrait du récit (page 38)

La personne suivante à prendre place devant Martin fut Miranda. Il n’avait pas établi de système pour l’ordre de passage des membres de la famille, il comptait tous les entendre.

Miranda paraissait petite et fragile. Ses cheveux noirs qui auparavant tombaient librement sur ses épaules étaient ramassés en une queue-de-cheval serrée, ce qui mettait encore plus en valeur sa beauté.

–        C’est tellement horrible, dit-elle. Sa lèvre inférieure tremblait.

Martin fut obligé de faire un effort pour ne pas la prendre dans ses bras et lui dire que tout allait s’arranger. Il s’en voulut. Ce n’était pas très professionnel comme réaction.

–    Oui c’est vrai horrible, dit-il lentement en tapotant avec le stylo sur le bloc-notes. Est-ce que tu sais qui pourrait avoir envie de tuer ton grand-père ?

–   Non, je ne vois absolument pas, sanglota Miranda. Je ne comprends pas comment ça a pu se produire ! Comment peut-on faire une chose pareil !

Embarrassé, Martin lui tendit un mouchoir en papier qu’il tira d’une boîte sur le bureau. Les femmes qui pleuraient le mettaient toujours mal à l’aise. Il se racla la gorge.

–   D’après ce que j’ai entendu pendant le repas, ton grand-père n’était pas satisfait de ta façon de gérer tes affaires, dit Martin en se rendant compte que cela sonnait guindé.

–   Grand-père a toujours été très généreux avec ses enfants et ses petits-enfants, hoqueta-t-elle. Il m’a prêté le capital pour démarrer mon agence de design, et si seulement j’avais eu un peu plus de temps…

 

 

 

Publié dans : Non classé | le 4 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

Gilgamesh

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Enuma Elish… c’est par ces mots, qui signifient « Lorsque là-haut… » que commence Gilgamesh, le récit babylonien de la création.

Gilgamesh (XVIII° siècle avant Jésus-Christ) apparaît bien avant la bible et c’est pourquoi j’ai choisi ce nom comme titre à ce blog que je veux comme le portail vers les lectures les plus divers que j’ai envi de partager.

J’espère que vous prendrez du plaisir à le parcourir et que vous le compléterez par les commentaires que vous auront inspiré les œuvres que vous aurez vous-même pu lire. Je vous souhaite une bonne visite.

 

Publié dans : Non classé | le 4 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

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